A la rencontre du chanteur algérien Ayoub Medjahed

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Ayoub Medjahed

Année après année, le chanteur algérien Ayoub Medjaheb construit sa carrière musicale qu’il a débutée au sein du groupe Suarte. Actuellement en solo, il a sorti en 2015 son premier single Hkat Lyem, une chanson algérienne qui montre un artiste à la fois lumineux et généreux. Il a bien voulu répondre à quelques questions qui nous aideront à mieux le connaître.

Peux-tu nous raconter ta rencontre avec la musique ?

Ma rencontre avec la musique a eu lieu quand j’était petit, à l’âge de 6 ou 7 ans. J’écoutais beaucoup de musique en compagnie de mon défunt père, lui qui était un grand mélomane. J’étais aussi fan du groupe Amarna, un groupe algérien mythique. J’aimais également beaucoup Michael Jackson. Et les Gipsy Kings qui ont eu une grande influence sur moi. D’ailleurs, c’est grâce à ce groupe que j’ai eu envie d’apprendre la guitare. A l’âge de 10 ans, j’ai commencé la musique en tant que percussionniste avec une troupe de musique andalouse. Et c’est un peu plus tard que j’ai commencé à apprendre la guitare. J’ai écrit et composé ma toute première chanson à l’âge de 15 ans.

​Et ton expérience avec le groupe Suarte ?

Suarte, qui signifie Chance en espagnol, est le fruit d’une belle rencontre humaine et musicale. Cette aventure m’a permis, ainsi qu’à tous les membres du groupe, de connaître un peu le monde de la scène, des studios et des médias aussi… Malheureusement, l’aventure s’est arrêtée très tôt.

Comment définirais-tu la musique pop algérienne actuelle ?

Je pense que la musique pop algérienne a un avenir prometteur. Et quand on voit les nouveautés qui se font actuellement, on peut s’attendre a de très belles choses. Non, le vrai raï ne mourra jamais. Il faut savoir que l’Algérie a connu beaucoup d’artistes qui ont contribué à la création de ce style. Je citerai comme exemple les défunts Boutelja Belkacem et Boutaiba Sghir. Et bien sûr d’autres artistes aussi qui ont su donner un plus à cette musique : le défunt Ahmed Zargui, Raina Rai, Amarna, Cheb Hasni, Khaled Safi Boutella, Mami, … Mais si par raï, vous sous-entendez ce qui ce passe actuellement à la radio, je n’appelle pas ça du raï !

 

Quelles ont été TEs influences musicales ?

Ayoub Medjahed Cheb Khaled

Cheb Khaled est l’un des artistes qui m’a influencé. J’ai eu l’occasion de le rencontrer et même de chanter avec lui en duo lors de son concert du 5 décembre 2014 à la Coupole d’Alger.
J‘ai par ailleurs toujours été un grand fan de Michael Jackson, Barry White, Camaron de la Isla, Paco de lucia et de tellement d’autres.

Peux-tu nous dire comment est né ton dernier single, HkAt LyEm ?

Hkat Lyem est une chanson que j’ai écrite suite à une histoire qui m’est arrivée. Je l’ai ensuite enregistrée Tahat Art et elle a été envoyée aux radios en avril 2015. Je l’ai aussi mise sur les réseaux sociaux. Et le clip vidéo a été publié le 3 mars 2016.

​Est-ce toi qui a eu l’idée du clip ?

Celui qui a réalisé la vidéo, Yazid Ait Hamadouche est aussi l’animateur radio de la chaîne 03 d’Alger. Il ma proposé de réaliser le clip de Hkat Lyem en me suggérant un scénario qui m’a beaucoup plu. Donc j’ai dit Oui ! Beaucoup d’artistes ont également participé : la talentueuse actrice et chanteuse Yousra Boudah. Mais aussi le danseur Saad Ali et le duo comique Wlad Sbitar. On a tourné le clip dans la salle El Moggar, à Alger. Et je remercie d’ailleurs encore l’ONCI (Office National De La Culture et de l’information) qui m’a ouvert ses portes.

​As-tu un album en préparation ?

Oui ! J’ai mis 2 ans à enregistrer mon album chez Tahat Art. Et je voudrais remercier Yanis Djama, l’arrangeur de l’album, pour le travail fabuleux qu’il a fait. Je suis heureux d’avoir travaillé avec lui. L’album sortira en 2017 aux Editions Ostawana.

Tu aimes chanter en concert ?

Un artiste aime toujours chanter face à son public. C’est une sensation que je ne saurai décrire…
Ayoub Medjahed

​​Tu as participé à la compilation Hymne à La Liberté et tu as écrit une chanson contre le SIDA. Selon toi, un artiste doit-il être engagé ?

Participer à de tels projets est très important pour moi. Je pense que l’artiste doit être sensible à des causes comme la lutte contre le sida ou encore la lutte contre le cancer. Car personne n’est à l’abri de ces maladies. L’indifférence et l’ignorance tuent plus que la maladie.

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