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Nouvelle vidéo de Hussein El Deek : “Jamalek Ma Byekhlas”

Écrit par le 25/12/2017

Temps de lecture : 2 minutes et 3 secondes

A tout juste 34 ans, Hussein El Deek est devenu un chanteur respecté de la chanson syrienne. Jamalek Ma Byekhlas, son dernier clip réalisé par Ahmad El Mounajed, a été vu 700 0000 fois en quatre jours à la fin décembre. Au volant d’une berline au cœur d’une ville scintillante, ce chant d’amour arabe mêle le faste actuel de l’Orient à la pure tradition de l’orchestre chère à la musique orientale.

Pari audacieux pour un nouveau public ?

Khaliki Hadi, Mahlaki et Nadman ont connu un large succès depuis le début de la carrière de Hussein El Deek, lancée en 2000. Nater Bent Al Madrasa (La fille de l’école) restera le hit de la première heure. Dix-sept ans plus tard, le rythme a décéléré mais l’entrain perdure. Avec ce nouveau single, l’auditeur est également loin des reverbs et sons puisant dans l’électro de l’année 2013, lorsque El Denye Sghereh faisait danser les foules dans les discothèques. Le Syrien établi à Beyrouth ose un pari : renouer avec l’orchestre, source intarissable de la musique syrienne. Le réalisateur de ce clip aux accents de court-métrage affiche ostensiblement un hautbois. Les instruments à vent regorgent sur ce Jamalek Ma Byekhlas, doucement entêtant, qui devrait plaire à un public plus âgé que d’habitude. Le grand escalier de cet hôtel de luxe, arpenté par le musicien en quête de sa promise, joue sur le métaphore de l’ascension. Sky is the limit parle à cet artiste ouvert sur les frontières, aux antipodes de ce que son pays subit.

Une mise en scène léchée pour un globe-trotter engagé

Le garçon à l’élégance incarnée a déjà passé la moitié de sa vie sur les scènes du monde pour défendre la musique arabe : quoi de plus logique pour celui qui a baigné dans une famille d’artistes ! Les critiques s’accordent à dire que la filiation familiale n’enlève rien au talent de Hussein El Deek. Seuls les chanteurs arabes les plus connus ont partagé la scène du Festival Mawazine au printemps 2017. Lui l’a fait en présence de l’icône de la chanson arabe, Georges Wassouf. Le clip Jamalek Ma Byekhlas va dans ce sens, faisant la part belle à la pop arabisante dans le lignée de son aîné. Le trentenaire séducteur conduit son nouveau single vers une musique arabe qui assume un ton lover. Ses compositions sont centrées sur l’amour, mais l’homme n’oublie pas les opprimés. Lors de son passage au célèbre festival marocain en mai dernier, il a fait un détour à l’ouest de Tunis reprenant Irdha Alina Yo Lamina (écrite dans les années 70 par Salah Farzit emprisonnée) pour les détenus de la prison de la Mornaguia.

Une esthétique visuelle et musicale dans les cordes

La beau-gosse attitude colle à la peau et à la voix de Hussein El Deek. C’est même sa marque de fabrique dans l’univers de la chanson syrienne. Cela n’exclut pas le partage des images afin de valoriser l’accordéon, présent dans ce titre. Sans surprise, ce sont les cordes qui ont été mises en avant. La réalisation a su alterner les gros plans sur le chanteur et la grâce des violoncellistes, qui font écho à des violons délicats. Le piano n’est pas en reste pour célébrer le chant de Hussein El Deek. Dans la veine de sa carrière qui se dessine autour d’un son singulier, on aperçoit le chanteur au sourire sincère se lancer dans des vibratos dont il en a le secret.

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