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Sanaa Moulali et l’ensemble Mazzika chantent Warda – En Concert

Le Cabaret Sauvage [Paris]

Informations pratiques
Date: 10/03/2018
Heure: 19:30
Lieu: Le Cabaret Sauvage
Adresse: 59 Boulevard Macdonald Paris
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Temps de lecture : 1 minute et 44 secondes



En coproduction avec l’Institut du Monde Arabe, le Cabaret Sauvage présente une soirée en hommage à la grande chanteuse algérienne Warda al-Jazairia avec Sanaa Moulali et l’Ensemble Mazzika, le samedi 10 mars 2018.

Qui est Warda ?

Nar El Ghera est le morceau qui, en 1994, avait donné un deuxième souffle à la carrière de celle que l’on surnomme la rose algérienne en lui permettant de gagner un public jeune tout en maintenant des liens très forts avec ses fans très nombreux de la première heure.

Avec la complicité de Omar Bateesha et de Salah El Sharnobi, elle avait réussi une excellente synthèse entre la modernité la plus audacieuse et la tradition arabe la plus précieuse. En arabe, Nar El Ghera signifie le feu de la jalousie, celui qui brûle les amants mais aussi les rivales les plus enragées de Warda comme la chanteuse marocaine Samira Saïd ou la Syrienne Mayada El Hannawi. Le feu de la jalousie ! Ce sentiment incendiaire n’avait cessé d’embraser la carrière de Warda, avec mission de la contrarier : jalousie du sérail artistique égyptien qui, depuis son installation au Caire en 1960, voyait d’un mauvais œil la réussite d’une étrangère (elle naquit en France en juillet 1940 d’un père algérien et d’une mère libanaise), jalousie d’un mari ancien maquisard épousé après l’indépendance de l’Algérie et pour qui elle avait renoncé pourtant à la chanson pendant neuf ans (en 1972, feu le Président Boumediène était intervenu en personne pour qu’elle honore de sa présence les festivités de la commémoration du dixième anniversaire de la libération du pays), jalousie parce qu’elle s’était mariée avec Baligh Hamdi, le modernisateur inspiré de la musique arabe alors au summum (elle en divorça en 1978) et, enfin, jalousie lorsqu’elle avait pris un virage Al Jeel, affrontant ainsi, avec succès, des jeunes stars qui l’avaient enterré trop vite.

Warda, une artiste qui dépasse les générations

Warda avait toujours su, jusqu’à sa disparition le 17 mai 2012, avec courage et ténacité, surmonter les épreuves les plus redoutables. Depuis 1957, malgré quelques interruptions, Warda avait interprété près de trois-cents chansons et vendu vingt millions d’albums et cassettes à travers le monde. Comme Abdel Halim Hafez, elle avait révolutionné l’ordre établi en transformant ses prestations en shows où elle bougeait, souriait et communiquait avec l’assistance. Mieux, elle fut celle qui avait chanté le patrimoine arabe dans son ensemble en réussissant la jonction Maghreb-Machrek. Avec Fairouz, elle est la dernière légende d’une époque fastueuse qu’elle perpétua à sa manière, disons impériale. L’un des compositeurs de Warda, Mohamed Abdel Wahab, disait :

Ce n’est pas à l’art de se renouveler mais à l’artiste.

Lors de cette soirée-hommage, l’excellent groupe Mazzika et la voix poignante de la grande chanteuse marocaine Sanaa Moulali revisiteront les plus grands titres du répertoire de Warda.

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